En résumé
- La GLI (garantie loyers impayés) exige un dossier locataire précis : identité, domicile, revenus, situation professionnelle et documents liés au bail.
- Les pièces varient selon le profil : salarié en CDI, CDD, indépendant, retraité ou étudiant n’ont pas exactement le même dossier à monter.
- Un dossier incomplet reste la première cause de refus de garantie avant même un revenu insuffisant.
- Les documents doivent en général dater de moins de trois mois et être transmis lisibles et complets dès la souscription.
- Direction notre comparatif GLI 2026 ou un devis gratuit en ligne une fois le dossier réuni.
Vous avez trouvé un locataire et vous voulez souscrire une garantie loyer impayé avant la signature du bail. Reste une question très concrète : quels papiers demander, et dans quel ordre les réunir pour ne pas perdre de temps ? Voici la liste complète, classée par profil de locataire.
Pourquoi le dossier documentaire pèse autant dans l’acceptation GLI
Un assureur GLI ne couvre pas un logement, il couvre un risque : celui qu’un locataire cesse de payer. Toute sa décision repose donc sur les pièces que vous lui transmettez. Sur notre page consacrée aux dossiers refusés, on le rappelle souvent : un dossier incomplet arrive en tête des causes de refus, devant même un taux d’effort limite. Un document flou, périmé ou manquant suffit à bloquer la validation, ou pire, à justifier un refus d’indemnisation le jour où un impayé survient réellement.
La liste des pièces qu’un bailleur (ou son assureur) peut légalement exiger d’un locataire est encadrée par le décret n°2015-1437 du 5 novembre 2015. Cette liste officielle protège le locataire contre les demandes abusives, mais donne aussi au propriétaire un cadre clair de ce qu’il est en droit de réclamer.
Les documents d’identité et de domicile
Ce sont les bases du dossier, quel que soit le profil du locataire :
- Pièce d’identité en cours de validité : carte nationale d’identité, passeport, ou titre de séjour pour un locataire non ressortissant de l’Union européenne.
- Justificatif de domicile récent (moins de trois mois) : facture d’électricité, de gaz, d’eau, de téléphone fixe, ou attestation d’hébergement si le locataire réside encore chez un tiers.
- RIB du locataire, parfois demandé pour vérifier la cohérence des mouvements bancaires avec les revenus déclarés.
Ces trois pièces suffisent rarement à elles seules : l’assureur veut surtout vérifier la capacité du locataire à payer le loyer dans la durée, ce qui nous amène aux justificatifs de revenus.
Les justificatifs de revenus selon le profil du locataire
Le principe reste le même partout : les revenus nets du foyer locataire doivent couvrir entre 2,85 et 3 fois le loyer charges comprises. C’est ce qu’on appelle le taux d’effort, plafonné à 33-35 % selon les assureurs. Les pièces à fournir changent en revanche selon le statut du locataire.
Salarié en CDI ou CDD
- Contrat de travail ou attestation d’employeur de moins de 30 jours, mentionnant la date d’embauche et la nature du contrat.
- Trois derniers bulletins de salaire.
- Dernier avis d’imposition, pour recouper les revenus déclarés avec les fiches de paie.
Pour un CDD, l’assureur regarde en plus la durée restante du contrat : un CDD arrivant à échéance dans deux mois n’est pas traité comme un CDD qui court encore huit mois.
Travailleur indépendant ou auto-entrepreneur
- Deux derniers avis d’imposition.
- Bilans comptables des deux dernières années, ou attestation de l’expert-comptable pour les activités plus récentes.
- Extrait Kbis ou justificatif d’immatriculation.
Les assureurs sont généralement plus exigeants sur l’ancienneté de l’activité pour ce profil : moins de deux ans d’exercice complique souvent l’acceptation, même avec des revenus confortables.
Retraité
- Derniers relevés de pension (retraite de base et complémentaire).
- Avis d’imposition le plus récent.
Étudiant ou apprenti
C’est le seul profil pour lequel la loi autorise le cumul entre une GLI et une caution solidaire, en vertu de l’article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989. Le dossier comprend alors :
- Carte étudiante ou certificat de scolarité en cours de validité.
- Acte de cautionnement solidaire signé par le garant.
- Justificatifs de revenus du garant (bulletins de salaire, avis d’imposition), soumis aux mêmes exigences que pour un salarié classique.
Pour tous les autres profils, la loi Alur interdit explicitement de demander à la fois une GLI et un garant personne physique : il faut choisir l’une ou l’autre des deux protections dès la signature du bail. Sur cette question, notre article sur les conditions locataire de la GLI détaille l’ensemble des critères d’éligibilité, revenus et cumul compris.
Les documents liés au logement et au bail
Au-delà du profil du locataire, l’assureur demande des pièces qui concernent la location elle-même :
- Le contrat de bail signé, conforme à la loi du 6 juillet 1989, comportant une clause résolutoire de plein droit et, en cas de colocation, une clause de solidarité entre colocataires.
- L’état des lieux d’entrée, réalisé de façon contradictoire et signé par les deux parties. Sans ce document, la garantie dégradations ne peut généralement pas être activée.
- L’attestation d’assurance habitation du locataire, à fournir au plus tard à la remise des clés.
Si vous souscrivez pour un locataire déjà en place plutôt qu’au moment de la signature du bail, l’assureur ajoute souvent une exigence supplémentaire : un historique de paiement sans incident sur les six à douze derniers mois, matérialisé par les quittances de loyer correspondantes.
Checklist récapitulative du dossier GLI
Pour ne rien oublier, voici l’ensemble des pièces à réunir avant de transmettre le dossier :
- Pièce d’identité en cours de validité du locataire (et du garant si étudiant/apprenti).
- Justificatif de domicile de moins de trois mois.
- Justificatifs de revenus adaptés au profil (bulletins de salaire, avis d’imposition, bilans comptables ou relevés de pension).
- Contrat de travail, attestation employeur ou certificat de scolarité selon le cas.
- Contrat de bail signé avec clauses résolutoire et de solidarité.
- État des lieux d’entrée contradictoire.
- Attestation d’assurance habitation du locataire.
- RIB du locataire, si demandé.
Rassemblez ces pièces avant même d’avoir identifié votre locataire définitif : demandez-les dès qu’un candidat sérieux se présente, cela évite de perdre plusieurs jours au moment de la signature du bail.
Que faire si un document manque ou est incomplet ?
Un dossier incomplet ne veut pas dire que vous êtes bloqué. Trois options existent :
- Demander la pièce manquante avant de transmettre le dossier : c’est la solution la plus simple si le délai avant signature du bail le permet.
- Accepter un délai de carence si vous couvrez un locataire déjà en place sans historique de paiement disponible sur la période demandée.
- Si le dossier est refusé malgré tout, se tourner vers les solutions alternatives détaillées dans notre article sur les dossiers GLI refusés, qui couvre notamment la garantie Visale et la caution solidaire classique.
Une fois le dossier complet, la souscription elle-même se fait rapidement en ligne, comptez quelques minutes sur la plupart des plateformes, comme on le détaille dans notre guide de souscription en ligne.
FAQ – Documents et dossier GLI
Quels sont les documents obligatoires pour souscrire une assurance loyer impayé ?
Les documents obligatoires sont : une pièce d’identité, un justificatif de domicile, les justificatifs de revenus adaptés au profil du locataire (bulletins de salaire, avis d’imposition, bilans comptables ou relevés de pension), le contrat de bail signé et l’état des lieux d’entrée.
Quel est le délai de validité des documents pour une GLI ?
La plupart des assureurs exigent des documents datés de moins de trois mois au moment de la souscription, à l’exception des avis d’imposition qui restent valables une année complète.
Un étudiant peut-il cumuler garantie loyer impayé et caution solidaire ?
Oui. C’est la seule exception prévue par l’article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 : pour un locataire étudiant ou apprenti, le bailleur peut demander à la fois une GLI et un acte de cautionnement solidaire signé par un garant.
Que se passe-t-il si un document est manquant au moment de la souscription ?
La souscription est retardée jusqu’à réception de la pièce manquante. Si le dossier reste incomplet à la signature du bail, l’assureur peut refuser la garantie ; en cas de sinistre ultérieur avec un dossier incomplet, l’indemnisation peut également être remise en cause.
Les primes de la GLI sont-elles déductibles des impôts ?
Oui, si vous déclarez vos revenus fonciers au régime réel. Les primes d’assurance loyers impayés sont déductibles conformément à l’article 31 du Code général des impôts, au même titre que la taxe foncière ou les intérêts d’emprunt.
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